AILLEURS, UNE CHANSON...
La chanson est mon amie, ma compagne de route. Chaque chanson apporte un ailleurs à l'intérieur, un éternel retour, un moment inoubliable qui fait tout oublier...

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DEBOUT LES MOTS # 5 ! APPEL A TEXTES A DIRE OU A CHANTER JUSQU'AU 15 SEPT 2010

 

 

Du 1er juin au 15 septembre 2010, DEBOUT LES MOTS ! # 5 vous propose d’écrire des textes "à dire ou à chanter" sur des compositions originales disponibles sur http://www.deboutlesmots.com.  Le thème de cette cinquième édition est “des étoiles et des poussières” et le parrain, le poète Allain Leprest. Le jury fait de créateurs et de professionnels de la musique retiendra 12 plumes dont les oeuvres seront jouées le dimanche 10 octobre 2010 en public, à l’occasion d’un spectacle qui se tiendra dans la salle LES TROIS BAUDETS à Paris, partenaire de DEBOUT LES MOTS ! Proposées par THÉZAME (auteur) et LA MAISON DU PASSAGE (ateliers d’écriture) ainsi qu’Ignatus, Thierry Chazelle et un collectif de compositeurs associés au projet (Lili Cros, Vanessa Caracci et Brice Loubet – Squaw -, Lorent Idir et François Djemel - Twin Twin -, Lou Ysar, Bastien Lucas, Amour et Christian Makouaya, Nesles, François Petit - Samarabalouf, Loïc Lantoine -, Philippe Regnier (Pepite Qwestione Cie), Domi Terrieu (Dimoné, The Chase), ces rencontres répondent au besoin d’échanges de toutes sortes de passionnés de création de textes de chansons. 
 
Une nouveauté cette année : outre le spectacle, vous pourrez participer à des ateliers d ‘écriture auxquels il faudra s’inscrire à l’avance. 
 

INFOS et candidatures : lamaisondupassage@free.fr – 01 43 48 89 92 – 
 
 

 

 

 
Le mot du parrain

 
Tout le monde est-elle poète ? 
Cette question saugrenue n’appelle pas de réponse. Elle attend un signe qui tend à le prouver. Dans les ateliers que j’ai souvent pratiqué sans m’y sentir un professeur, j’ai vu arriver des gens de tous âges. et de toutes conditions pour s’asseoir simplement autour d’une table et partager des images, des envies de voyage. Tant d’entre nous écrivent seuls comme si l’écriture, la poésie étaient devenues une maladie honteuse impossible à partager entre collègues, dans un couple, même entre amis, dans un bureau, un café, une entreprise… Et pourtant  ! 
 

 
C'est pourquoi Debout les mots ! vous invite pour la 5ème année consécutiveà écrire deux textes inspirés de deux musiques  originales choisie parmi celles proposées sur 
 
 
www.deboutlesmots.com. L'un sera libre, l'autre sur le thème 2010 : des étoiles et des poussières. Ensuite, à la rentrée, dans la salle de concert les trois baudets, se retrouveront tous les auteurs ayant répondu à l’appel. Y seront jouées comme tous les ans à l'occasion des 5èmes rencontres Debout les mots ! douze de vos oeuvres par les musiciens partenaires. On vous proposera aussi des concerts, des ateliers d'écriture... 
 

 
A vos plumes donc ! 
 

 
On s’écrira mains dans les yeux, on se lira, on se reliera, on se chantera.... Rendez vous entre chuchotements, éclats  de rires, trinquements de phrases et de vers…
 

 
 
 
Allain Leprest

 



Publié à 01:28, le 10 juin 2010,
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WARDA OU LA VOIX DE L'AUTRE

On ne se se voit jamais aussi bien qu’à travers la voix de l’autre.

La liberté de l’autre, le désir de l’autre, le désert de l’autre.

 

Chant du désert, conte poérotique, fable joyeuse  et amoureuse, drame politique, à la manière des éternels retours, “WARDA OU LA VOIX DE L'AUTRE” est une histoire qui finit comme elle aurait pu commencer.

 

“Il était une fois. Au  Sahara... Un homme. Une femme et un chameau.

Blanc. Non ! Pas un chameau ! Un dromadaire !

Blanc…”

 

Aussi blanc que rien, aussi blanc que tout.

Aussi blanc que la voix qui marche et qui espère en nous.

 

Thézame


 

Bientôt en ligne...



Publié à 23:24, le 21 février 2010,
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LE PETIT LINGE

C'est pas facile de dire au revoir… Non ?

Vous savez quand c'est l'heure de partir. Et que déjà, on n'ose plus plonger les yeux dans les yeux de l'autre… Quand sur le bord de la route, les regards mouillés s'enfuient vers une corde... Où le linge est bientôt sec… et où l'intimité des voisins ressemble beaucoup à la nôtre. Là, tout à coup, ça va mieux… Je dédie cette chanson écrite avec Yahia Dikès (et reprise par on côté Punk) à Kriss Corinne Gorce Graffiti.


Mes amis du bord de la route ! 
Soyez heureux, vous tous, vous toutes !
Mes amis, vous me manquerez ! 
Soyez heureux… Je le serai…
Dans vos mains, j'ai appris à lire… 
L'amour, le tout, le rien, le pire
J'ai le vertige des grands départs…
C'est difficile de dire…au r'voir !


Le long du fil qui nous relie, il y a du linge… Et c'est joli…
Il sème au vent de l'aventure nos désirs et nos brûlures…

 

La, la… Le long du fil qui nous relie… 
La, la… Le long du fil qui nous relie…

 

Mon amour, ma mère, mes amis, ma rue. 
Mon amour, mon enfance adoptée dans les rues…

 

J'irai voler de ville en ville,
de funambule en petits pas…
Avec les liens de l'amitié, 
je tisserai mon dernier drap…
De quoi les voyageurs ont peur ? 
De savoir d'où ils sont venus ?
Ou bien alors d'enlacer l'heure… 
De quand on s'ra…Tous ! Dévêtus…


Le long du fil qui nous relie, il y a du linge… Et c'est joli…
Il sème au vent de l'aventure nos désirs et nos brûlures…

 

La, la… Le long du fil qui nous relie… 
La, la… Le long du fil qui nous relie…

 

Mon amour, ma mère, mes amis, ma rue. 
Mon amour, mon enfance adoptée dans les rues…

 

Rappelez-vous de ces absences… 
qui se transforment en papillon…
Rapportez moi de vos silences… 
des sabliers de sable blond…
Mes amis du bord de la route… 
Soyez heureux, vous tous, vous toutes !
Mes amis, vous me manquerez… 
Soyez heureux… Si vous voulez !!!


Le long du fil qui nous relie, il y a du linge… Et c'est joli…
Il sème au vent de l'aventure nos désirs et nos brûlures…

 

La, la… Le long du fil qui nous relie… 
La, la… Le long du fil qui nous relie…

 

Mon amour, ma mère, mes amis, ma rue. 
Mon amour, mon enfance adoptée dans les rues…


Thézame/Dikès - Copyright 2003 Nathalie Doutreleau/Yahia Dikès 

 



Publié à 19:23, le 22 novembre 2009, Paris
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BON VOYAGE LA KRISS !

Kriss Corinne Gorce Graffiti n’avait plus peur de mourir mais dieu qu’elle avait envie de vivre ! Encore… Elle était mon amie, elle était l’amie de milliers de gens. Elle est morte ce jeudi 19 novembre 2009. Avec toutes et celles et ceux qui l’ont aimée un peu, beaucoup, passionnément, je lui voulais lui souhaiter « bon voyage ». Latchom drom disent les gitans. « Bon voyage et bon retour ». Sur ton répondeur un message éternel, toujours le même depuis des années : “Bonjour Kriss Corinne, pas là, pas loin, laissez votre message après le bip, et je vous rappelle !” Rappelle-nous vite ! Thézame

 

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Femme de radio « par hasard », Kriss navigue sur les ondes de France Inter et dans nos oreilles depuis qu’elle a 20 ans. Refusant de toutes ses forces la « culture du malheur », il est d’autres voyages initiatiques dont elle aime parler car ils célèbrent le courage, l’infini, la beauté. D’Afrique du Nord aux Maldives, des jardins secrets de ses invités au désert des Touaregs du Niger, elle promène sa sagesse et l’éternelle fraîcheur de sa voix.

 

BON VOYAGE LA KRISS ! 

 

« À la radio, on est là pour rappeler aux gens que l’heure revient à l’heure ! Le voyage te rend le temps réel, le temps que tu crois perdu… Et le silence.  »

 

Née d’un père français diplomate et d’une mère égyptienne, le voyage, le mélange, la rencontre, font partie de la culture de Kriss. Le hasard qui amène cette méditerranéenne sur les ondes de France Inter n’est donc pas le seul à avoir bien fait les choses. C’est à « L’oreille en coin », que cette jeune fille qui traînait avec des élèves de Jean Vilar et qui ne voulait pas «passer sa vie dans un bureau » que tout commence. On est en 1968, elle a tout juste 20 ans et comme elle ne connaît rien à la radio, elle a le profil idéal  pour exprimer autrement, de sa voix fraîche et nouvelle, les envies, les opinions, les soucis de sa génération « grande gueule ». «Une génération incroyable » dit-elle, « autorisée, chouchoutée, pour qui il était normal  d’être nomade », de partir du jour au lendemain sur les chemins de Katmandou et d’ailleurs. « La jeunesse aujourd’hui est moins libre. On l’entretient dans la peur, dans l’idée, qui est en partie une réalité, que ça ne va pas être simple… De vivre, de voyager, de trouver un boulot. Nous, au contraire ! On pouvait partir avec presque rien et trouver du boulot en rentrant. Des boulots sympas en plus ! »

 

Fière de n’être soumise à rien, voire à personne, Kriss part souvent : en reportage, sur le terrain ou pour les vacances entre deux émissions. Mais le voyage « déclencheur », de ceux qui restent présents, ce sont les Maldives. Fantasme d’île déserte ? Ras le bol de la pression du monde civilisé ? Technique de poisson volant ?* Un mélange de tout ça. Une certitude : en cet endroit où tout est bleu, aucun auditeur pour reconnaître ni les yeux clairs, ni la détermination de ce petit bout de femme hyperactive, ni encore moins sa voix… Une voix devenue vite, « trop vite » célèbre. Une voix avec une plume alerte pour la seconder qui s’empresse d’écrire avec folie, humour, tendresse et excentricité tout ce son agenda « speed » et son attitude « anti-malheur » lui commandent expressément. Aux Maldives, une autre Kriss, une autre loi. Elle a la trentaine. À l’époque, cet archipel de l’Océan Indien, situé tout près de l’actuel Sri Lanka, ne figure sur aucune brochure touristique. Bien sûr, il y a le ciel, le soleil, la mer… Et les cocotiers. Mais aussi étonnant que cela paraisse, cette escapade insulaire est un voyage de « routard » où la route est un bateau qui vous « embarque » littéralement,  d’île en île, bercé (e) par des langues inconnues, avec des gens « que tu connais pas ». « À ce moment-là, j’avais besoin de dénuement, de me dépouiller du surplus » confie-t-elle, comme pour s’approcher de l’essentiel, s’éprendre d’une solitude choisie. Et s’arrêter de courir pour dormir ailleurs, dormir un peu, à la belle étoile, sur un lit… De cannes à pêche. 

*Quand un poisson volant se sent menacé, il sort de l’eau et vole selon un angle différent de la trajectoire d’origine. Si bien que le prédateur déstabilisé ne peut retrouver la trace de sa proie lorsque qu’elle replonge dans l’eau. Technique drôlement maligne qui a inspiré l’ouvrage de Kriss « Sur un air de poisson volant ».

 

Du voyage essentiel au voyage sensoriel, un seul pas ! Que Kriss franchit avec la volupté et la gourmandise des gens riches d’avoir observé, écouté, interrogé, partagé la vie avec intensité. Elle raconte la plage blanche, le désert où tout semble immuable, à première vue ou à « première écoute », dirait-on, s’agissant de Kriss. Elle ajoute mille détails : le ciel, la peau nue, les oiseaux narquois, la mer qui déplace, à son rythme, les pierres, le bois, les coquillages et puis le vent qui redessine la courbe des dunes, des paysages et le bruissement des feuilles. «On va toujours d’un silence à l’autre.  Rien n’est jamais pareil… Même le silence. ». Cette observation palpable dans les mots, le regard, les oreilles de Kriss, s’applique aux gens, aux langues, aux chats, aux arbres, comme au temps qu’il fait ou au temps qui passe.

 

Le temps ? « Tous les temps m’intéressent ! Ce qui est terrible dans notre métier, c’est qu’on a l’œil rivé sur le chrono ! En direct bien sûr. Et encore plus quand les émissions sont enregistrées. Il faut faire tenir dans un temps que nous n’avons pas choisi n’importe quelle rencontre. Une émission qui mériterait deux heures, il faut la faire tenir en une heure. Au montage, tu coupes, bidouilles, négocies. Tu passes des arrangements… On n’est jamais dans le temps d’aujourd’hui, dans le temps réel ! En même temps… (Temps !) Tu passes ton temps à donner l’heure ! France Inter, il est 15 heures ! France Inter, il 12 heures, France Inter, il est 13 heures…  À la radio, on est là pour rappeler aux gens que l’heure revient à l’heure ! Le voyage te rend le temps réel, le temps que tu crois perdu… Et le silence. »

 

Voyage dans l’espace, voyage dans le temps, voyage au cœur des gens… S’il est un autre voyage initiatique pour Kriss, c’est son émission « Portraits sensibles »  diffusée jusqu’en 2004. « 600 personnes qui en quatre ans vous confient leurs jardins les plus secrets, vous racontent leur vie, c’est un sacré voyage ! Un voyage qui vous coupe de tous les autres voyages… » Après une telle traversée, « tu regardes les gens autrement car tu es sûre que chaque personne a une histoire. » déclare Kriss abandonnant sa voix de bout en train pour un accent plus grave et bienveillant. Tellement différents de ses débuts en radio, ces « Portraits sensibles » placent Kriss dans une posture où la « star » n’est plus l’animatrice, ni sa plume d’auteur, mais l’invité (e), son jardin secret, dans lequel on entre «comme on trempe un orteil dans la mer ». Entre deux questions du style : « Racontez-moi comment ça commence  ? Voulez-vous que je coupe le micro ? Votre sagesse pour la route, ce serait laquelle ? », Kriss s’efface, coupe sa voix au montage, pour ne plus apparaître qu’en creux. Une constante la frappe : le courage, l’impertinence, la dignité de ces hommes, de ces femmes « comme les autres » qui connaissent des drames ou qui un jour osent, sans se préoccuper du voisin, faire et dire une chose « pas comme d’habitude ». Soit parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement ou simplement parce que « c’est le moment… »

 

Le sens de la rencontre et de l’improvisation de « Kriss Crumble » - du nom de sa nouvelle émission – la ramène toujours sur son port favori : le terrain. Hors de France, au coin de la rue, en face d’elle et de son micro continuent de défiler des gens connus et inconnus. Et fin 2005, arrive celui que tout le monde appelle au Niger  : le Docteur Ousmane Dodo. «Je faisais un reportage sur l'association Tidène qui creuse des puits aux environs d’Agadez. Comme c’était en décembre, tout a commencé comme un conte de Noël ». Kriss écoute cet infirmier touareg raconter comment il va, digne et déterminé, sans médicament, à pied, à dos d'âne ou de chameau, soigner ses frères nomades dans des régions aussi démunies qu’isolées. Coup de cœur ! Et diffusion de l’émission dans la foulée. C’est le 18 décembre etdes centaines d’auditeurs solidaires envoient des lettres, des colis et des chèques, pour soutenir le travail de cet homme bleu du Niger.  De ces dons et pour entreprendre une action durable naît début 2006, la toute jeune  "Association Ousmane Dodo" «C’était une belle surprise et c’est  un sacré boulot ! Mais c’est aussi, un vrai cadeau de confiance des auditeurs… Car ils savaient que j’allais tout faire pour qu’ils ne soient pas trahis. »  Cette belle surprise, finalement prévisible, boucle joliment la boucle des aventures « modestes », tient à préciser Kriss, d’une femme des ondes à travers le monde.

 

La prochaine destination de Kriss ? New York, Tokyo… « Car je ne veux pas mourir sans avoir vu les grandes villes ». Et puis un tour du côté des  mémoires de son père, archives officielles endormies entre d’émouvants recueils de poésie dédicacés et les ouvrages de sa mère, sur l’étagère  des  souvenirs bleu et blanc méditerranée.

Thézame Doutreleau 

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Conseils aux voyageurs

À L’ALLER

- Partir quand on est prêt à se laisser « chambouler »

- Acheter son billet puis improviser, accueillir ce qui vient même si c’est peu de chose

- Aller vers la nature, le dénuement pour apprécier les grandes villes et le peuplement

- Être spontané avec les autres, savoir qu’ils sont aussi intéressants que soi, favoriser la dignité car ils s’en emparent

- Dans son sac ? Le minimum ! Gaffeur, canif, pharmacie de base. Pour les pays chauds : vêtements de soie vite lavés, vite secs. Pour le froid : sous vêtements adaptés, chaufferette pour les mains, les pieds. Pour ouvrir les portes : son magnéto, mais jamais d’appareil photo !

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AU RETOUR

- Prolonger l’état de grâce au maximum, même si ça ne va pas durer

- Ne pas dire qu’on était « à l’étranger »  : « C’est étrange de dire aller à l’étranger ! »

- Rapporter des objets quotidiens : un cahier, des cuillères, des épices, des goûts, des parfums « jasmin, cumin », des bruits, des cassettes du marché et les mots qui font « lever l’oreille ». Se souvenir que « Rien n’est bruit, rien ne pue, tout est vie ! »

- Une sagesse personnelle : « L’obstacle réel est toujours plus petit qu’on ne l’imagine.»

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À lire

La sagesse d’une femme de radio, Kriss, L’œil neuf  

Le fils de la tortue, Kriss, Plon

Sur un air de poisson volant, Kriss, Le seuil

Cent ans de solitude, Gabriel Garcia Marquez, Le seuil

La mise à mort et Blanche ou l'oubli, Louis Aragon

A voir

Pierrot le Fou, Jean Luc Godard

Une femme sous influence, John Casavetes

Un poisson nommé Wanda, Charles Crichton

Se souvenir des belles choses Zabou Breitman

Out of Africa, Sydney Pollack

 

A visiter

http://www.ousmane-dodo.org

http://www.ulyssemag.com/article/2009/11/20/bon-voyage-la-kriss

http://sites.radiofrance.fr/franceinter/ev/fiche.php?ev_id=1037 

 

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Publié à 19:09, le 20 novembre 2009, Paris
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L'ENFANT DU KERALA

 

Sur les plages du Kérala, la maison était en soie. Nous y dormions tous les trois. Moi, mon homme et sa liqueur. Blottie en moi.

 

Ma maison te réchauffa, loin des plages  du Kérala. Nous y dormions tous les trois. Moi, mon homme et son enfant. Blotti sur moi.

 

Mon homme peut t'embrasser. Quatre heures, six mois, une année.

Je peux te le prêter. Tu n'auras jamais !

La bouche du Kérala ! La mer au bout des bras.

L'enfant il est à moi. Et au Kérala.

 

La maison qui ne dort pas, ici comme au Kérala. Nous y viendrons tous les trois. Moi, mon homme et le pardon.

 

Blotti sur toi...

 

 

Thézame

 

 

quel point amie es tu tordue pour coucher avec mon homme ?

A quel point amie es tu perdue pour aimer un homme qui ne t’aime pas ?

Aussi tordue que lui ? Aussi perdue que moi ?

A Madame Cauchemard et aux enfants qui s'aiment.

 



Publié à 23:40, le 16 novembre 2009, Paris
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APPEL A CANDIDATURE DEBOUT LES MOTS # 4 ! PROPOSEZ VOS TEXTES A DIRE ET A CHANTER AVEC LA MAISON DU PASSAGE ET LES TROIS BAUDETS

APPEL A CANDIDATURE DEBOUT LES MOTS # 4 ! PROPOSEZ VOS TEXTES A DIRE ET A CHANTER AVEC LA MAISON DU PASSAGE ET LES TROIS BAUDETS Jusqu’au 31 juillet 2009, DEBOUT LES MOTS ! # 4 vous propose d’écrire des textes "à dire ou à chanter" sur des compositions originales disponibles sur http://www.deboutlesmots.com. Le thème de cette quatrième édition est l’enfance et le parrain Eric La Blanche. Le jury fait de créateurs et de professionnels de la musique retiendra 12 plumes dont les oeuvres seront jouées en public à l’occasion d’un spectacle qui se tiendra dans le lieu d’art et d’essai de la chanson les trois baudets à Paris, le dimanche 4 octobre 2009, en clôture du Festival des Attitudes Indépendantes. Imaginées par LA MAISON DU PASSAGE (ateliers d’écriture), Thézame, Ignatus, Thierry Chazelle, ainsi qu’un collectif de compositeurs associés, les rencontres DEBOUT LES MOTS ! s’adressent aux amoureux de la création de textes de chansons : plumitifs, paroliers, auteurs, librettistes, écrivailleurs, scribouillons, slameurs, clavardeurs... A vos plumes ! INFO et CANDIDATURE : LA MAISON DU PASSAGE/ DEBOUT LES MOTS – 27, rue de Montreuil – 75011 PARIS - 01 43 48 89 92 – lamaisondupassage@free.fr - PAF : 15 et 20 € LES COMPOSITEURS associés :Thierry Chazelle et Lili Cros, Vanessa Caracci (Squaw), Cyril Douay (The Chase), Ignatus, Bertrand Louis (La Blanche, Jane Birkin), Lou Ysar, Bastien Lucas, Amour et Christian Makouaya, François Petit (Samarabalouf, Loïc Lantoine), Philippe Regnier (Pepite Qwestione Cie), RedEyes.



Publié à 19:26, le 22 avril 2009, Paris
Mots clefs : APPEL A TEXTESTROIS BAUDETSTHEZAMEMOTDEBOUT
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MILENA, L'AIMEE, DANS LE TRAIN DE LA BIENNALE

Train Paris Clermont - Ferrand - 15 novembre 2007 - 14 H 10 - A l'heure où mes amis cheminots font valoir, malgré les hauts cris de quelques aliénés, l'exercice "inalienable" de leur précieux - notre précieux - droit de grève. 


Direction : biennale des carnets de voyage de la capitale du massif central où l'on m'invite pour présenter TONG STORY (http://www.tongstory.com), mon carnet de passage au Népal. 

Dans la tête et dans mes mains la trace d'un voyage récent au pays des enfants de Bohême, de Milena ("l'aimée" en Tchèque) et de Kafka. 

Voilà en cadeau d'ouverture de ce blog "ailleurs une chanson" ce que dit Milena dans la très belle biographie de son amie Margarete BUBER NEUMANN, déportée comme elle, pour ses idées, au camp de Ravensbrück. 

"Je suis tchèque et j'ai, à ce titre, une bonne oreille musicale. A entendre la sonorité d'un mot, je déduis ce qu'il veut vraiment dire. Espace - cela veut dire ciel, air, nuage, quelque chose d'ample, de vaste, d'indéterminé, un souffle en quelque sorte... Mais nous autres, nous vivons sur la terre, sur la glèbe, dont par notre travail, nous extrayons notre pain quotidien. Cela fait des siècles que nous vivons ainsi..." 

"Nous pourrions résumer notre histoire en deux phrases qui renvoient à deux époques différentes : 

"Frappez, tuez, que nul ne survive !" (extrait d'un chant de guerre hussite datant d'environ 1420) et 
"O faites que nous ne sombrions pas, ni ceux qui viendront après nous !" (extrait du choral de saint Venceslas - prononcez "Vaclav" - l'un des plus anciens religieux ayant été conservé en Tchékie et datant de l'an 1000." 

L'histoire de Milena s'est arrêtée au bout d'un quai qui emporta son corps emprisonné. 
Mais jamais ni son chant ni son courage, ni ses idées restées libres... 

Qu'elle dorme en paix car nous n'oublierons pas ce qu'elle fit et ce qu'elle fut.

Thézame


Publié à 19:34, le 21 novembre 2007, Clermont-Ferrand
Mots clefs : trainTHEZAMETong storyMilena
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